
Au Cameroun, les efforts pour bâtir une société davantage inclusive envers les personnes en situation de handicap se poursuivent progressivement grâce au renforcement des compétences, à l’amélioration des politiques publiques et à la mobilisation conjointe des autorités, des organisations de la société civile et des partenaires internationaux.
Dans cette dynamique, le Gouvernement camerounais, le Système des Nations Unies ainsi que les Organisations des Personnes Handicapées (OPH) ont tenu, le 12 février 2026 à Yaoundé, la troisième session du Comité de pilotage du projet consacré au renforcement des droits des personnes handicapées, à l’accessibilité, aux services inclusifs et à la lutte contre les discriminations. Cette rencontre a permis d’évaluer les progrès accomplis tout en définissant les nouvelles orientations pour renforcer durablement l’inclusion au sein des institutions et des politiques nationales.

Ce projet bénéficie du soutien du Fonds Mondial pour le Handicap, anciennement connu sous le nom de Partenariat des Nations Unies pour la promotion des droits des personnes handicapées. Sa mise en œuvre repose sur une collaboration entre plusieurs agences onusiennes, notamment l’UNESCO, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (OHCHR) et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), en partenariat étroit avec le Ministère des Affaires sociales du Cameroun. L’objectif principal demeure la concrétisation des principes de la Convention relative aux droits des personnes handicapées à travers des actions concrètes aussi bien au niveau national que local.
Après le lancement de la première phase en juillet 2022, la deuxième phase du projet, amorcée en octobre 2024, a permis d’accélérer les initiatives visant à promouvoir les droits humains, l’inclusion sociale et le renforcement des capacités institutionnelles.
Durant les travaux, les différentes agences impliquées ont présenté les résultats obtenus au cours de cette deuxième phase. Parmi les avancées majeures figurent les multiples sessions de formation organisées au profit d’environ 700 participants issus des OPH, des professions juridiques, des collectivités locales et des administrations publiques. Le projet a également soutenu l’intégration des questions liées au handicap dans les politiques publiques, les mécanismes de planification et de budgétisation, ainsi que dans les systèmes de redevabilité. De son côté, l’UNESCO a contribué à la révision de la stratégie d’inscription et de mobilisation des électeurs handicapés et à l’élaboration des textes d’application relatifs au Comité national pour la réadaptation et la réinsertion socio-économique des personnes handicapées.

